BON A SAVOIR / SUITE ET FIN

Au niveau des importations de véhicules, la différence entre transitaires se fait clairement sentir. Quand on confie un dossier à un transitaire-mandataire, il faut suivre avec ce dernier le processus et décaisser les fonds à chaque étape. Ce qui permet au transitaire de mener à bien le processus jusqu’au bout. Sans quoi, l’argent peut servir à autre chose… Voici la porte ouverte aux surfacturations et charges non justifiées imputées aux clients. De ce fait, le transitaire est tenu d’avoir le quitus de son client avant de s’engager. Parce qu’en douane, des négociations sont possibles et le douanier, se voyant maître du jeu, outrepasse très souvent ses prérogatives. Beaucoup de personnes restent ignorantes des normes et procédures. Lorsqu’on a affaire à un commissionnaire agrée en douane, il utilise ses moyens propres pour assurer de bout en bout le processus de dédouanement. A la fin, le commissionnaire agréé adresse sa facture à l’importateur ou au client. Là encore, c’est une affaire de confiance et d’accords préalablement établis avec les importateurs. Aujourd’hui, les uns et les autres doivent s’évertuer à faire le bon choix et s’adresser aux transitaires qui conviennent le mieux…

Les chargeurs et transporteurs entrent en action

Une fois le dédouanement achevé, une nouvelle page s’ouvre avec l’arrivée des chargeurs et transporteurs. Les premiers s’occupent du chargement des marchandises dans les camions tandis que les seconds se chargent de leur acheminement jusqu’à la destination finale. A ce niveau, deux canaux sont communément exploités, la voie terrestre et la voie ferroviaire pour le trafic national ou l’international. Pour mener à bien ces transactions, le Conseil ivoirien des chargeurs (CIC) – créé en juin 1969 et devenu l’Office ivoirien des chargeurs (OIC) en 1979 – a mis en place un système de géolocalisation pour le suivi électronique des camions de transports de marchandises. Une manière de suivre de près tout ce qui se passe le long du trafic routier. Pour les pays de l’hinterland (Burkina Faso, Mali et Niger), une gare internationale de fret de 4,5 hectares et d’une capacité de 100 camions-remorques est opérationnelle pour accomplir les formalités de dédouanement de transit et la délivrance des documents de transport. Il s’agit de la lettre de voiture «Macaron», nécessaire pour acheminer les cargaisons vers les pays de destination finale.

En Côte d’Ivoire, les transporteurs se comptent par milliers et restent très entreprenants sur le terrain. Beaucoup exercent encore dans l’informel, malheureusement, et la sous-traitance reste une des lignes de conduite. «On se prête les camions pour travailler et la solidarité entre transporteurs est notre acte de foi», affirme B. Kassoum, transporteur et propriétaire de gros camions. Hormis ces aspects, force est de reconnaître que le transport terrestre ivoirien reste encore confronté à de nombreuses difficultés. Un parc automobile très vieillissant, des conducteurs souvent analphabètes et mal formés, le mauvais état de certains tronçons routiers, encore quelques tracasseries routières, etc. C’est tout cela qui mine le secteur du transport routier, le dernier maillon de la chaîne du transport maritime. Il faut donc apporter des solutions définitives pour donner tout l’élan nécessaire au trafic maritime et portuaire du pays.

L’intervention des banquiers et assureurs

A propos du trafic maritime et portuaire, une autre catégorie d’acteurs, dits secondaires, ne doit guère être ignorée. Ce sont les banquiers et assureurs qui ont toute leur place dans le processus. En amont comme en aval, ils sont présents auprès des principaux acteurs. Avec la banque, l’importateur initie les crédits documentaires pour que l’exportateur reçoive les fonds. Le principe est que celui qui importe la marchandise paye son fournisseur en s’appuyant sur des documents que ce dernier fournit à la banque. Mais il faut que le vendeur respecte les clauses de conformité des documents, de période de validité… pour rentrer dans ses fonds. Ces crédits documentaires s’imposent dans le cadre du commerce international. De même, les banquiers sont aussi présents pour octroyer des prêts aux acteurs du secteur maritime et portuaire. Même si, jusque-là, les opérateurs économiques ne sont pas encore satisfaits. Avec les compagnies d’assurances, les intervenants du secteur maritime y ont forcément recours. Notamment les consignataires, pour garantir les risques auxquels sont exposées les marchandises au cours de leur transport maritime. Quant aux transitaires, l’assurance est aussi nécessaire pour les produits stockés dans les magasins et terre-pleins. Il en est de même pour les transporteurs terrestres et ferroviaires qui doivent, eux aussi, assurer les cargaisons transférées. On remarque différentes formes de contrats d’assurance-marchandises offertes à ces acteurs. En somme, les banquiers et assureurs ivoiriens occupent une bonne place dans le trafic maritime et portuaire du pays.

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