BON A SAVOIR

Sur l’échiquier international, la voie maritime reste le moyen privilégié pour le transport des marchandises, et la Côte d’Ivoire compte bien jouer sa partition dans ce domaine. Au sein de la mosaïque d’activités inhérente à ce secteur, de nombreux professionnels interviennent. Partons à leur découverte.

Avec ses deux ports, la Côte d’Ivoire a su bénéficier du trafic maritime pour bâtir son économie et asseoir sa réputation dans la sous-région ouest-africaine. Plus de 90% des échanges extérieurs transitent par voie maritime. Et le port d’Abidjan reste plus que jamais l’une des mamelles nourricières de l’économie nationale. De 2011 à 2013, le trafic global au port de commerce est passé de 16.153.671 tonnes à 20.990.904 tonnes, atteignant le pic de 21.228.489 tonnes en 2012. Cela marque le regain en vitalité des activités portuaires et maritimes en l’espace de trois ans. Du côté de San Pedro, c’est la même dynamique, avec des investisseurs étrangers et locaux qui continuent de s’installer. Soulignons qu’en Côte d’Ivoire l’ensemble des opérateurs privés est regroupé au sein de la Fédération des opérateurs maritimes (Federmar). «Depuis 2002, l’on s’est rendu compte que le niveau général des prix a connu une augmentation de 28%, entraînant une forte variation des coûts de production qui, combinée au besoin croissant de compétitivité, a conduit à une augmentation significative des charges d’exploitation de nos entreprises», précise le mémorandum relatif au réaménagement de la base tarifaire Federmar. Ce qui a conduit à la mise en place d’une nouvelle base tarifaire applicable depuis le 1er décembre 2010. Aujourd’hui, ces acteurs semblent un peu soulagés, mais les défis restent nombreux. Il faut encore redynamiser ce secteur phase de l’économie ivoirienne. Un passage obligatoire pour atteindre l’émergence visée en 2020 ! Il convient donc de faire un gros plan sur les principaux animateurs du secteur et maritime et portuaire du pays afin de permettre aux Ivoiriens d’être éclairés sur les tractations qui conduisent à l’importation de leurs marchandises par voie maritime.

Des armateurs aux consignataires

A l’import, les premiers intervenants de la chaîne du transport maritime sont les armateurs, ceux qui arment les navires par divers types de marchandises, conteneurisées ou en vrac. Ils ont la responsabilité de trouver de la cargaison pour leurs navires de commerce, et les sociétés d’import-export s’adressent à eux pour assurer le transport de leurs colis. A vrai dire, les armateurs ne sont pas forcément les détenteurs des navires. Certains propriétaires amateurs et d’autres confient ainsi leurs navires à ces professionnels. Des individus ou des sociétés, parfois même des pays, sont propriétaires de navires de commerce. Mais ce sont les amateurs qui interviennent directement dans le circuit du commerce international. Au port de débarquement, les armateurs ont des représentants légaux pour assumer les responsabilités du navire et toute la cargaison le long du trafic. Lorsqu’un navire fait escale au port d’Abidjan, il a forcément un consignataire sur place pour interagir avec les autorités portuaires et autres intervenants maritimes. A ce titre, les consignataires assurent plusieurs tâches, notamment les formalités d’arraisonnement avec la capitainerie du port, le paiement des factures de navigation et celles de la manutention bord – ou stevedoring – auprès des services portuaires …
LA SUITE DANS LA PROCHAINE PUBLICATION

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